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Malgré les rapports optimistes des aviateurs américains, les deux cuirassés hybrides ne subirent que de « très légers dommages » selon le chef d'état-major d'Ozawa. Pas moins de 38 bombes furent pourtant larguées sur le premier et 7 autres sur le second. Mais l'habilité des deux navires à se dérober combinée à une DCA dense, et la fatigue aidant des pilotes américains permirent aux deux cuirassés d'en réchapper une fois de plus.
Sources : fr.wikipedia.org
Un peu avant, les radars du TG 30.3 du contre-amiral DuBose avaient capté un écho, et deux hydravions de reconnaissance finirent par identifier le Chiyoda immobilisé depuis le début de la matinée, assisté de trois destroyers qui aidaient à l'évacuation. À 16 h 25, les croiseurs lourds américains ouvrirent le feu à 18 km suivis des croiseurs légers à 13,5 km ; les trois destroyers nippons n'attendirent pas la seconde salve pour quitter la zone à toute allure. Pensant le porte-avions japonais abandonné, le contre-amiral Sherman proposa à Mitscher de le prendre en remorque afin de le ramener comme prise de guerre. Mitscher refusa et exigea qu'aucun porte-avions américain ne s'approche à moins de 100 km des navires japonais, et donna ordre à DuBose d'aller achever ce porte-avions au canon. DuBose exprimait lui aussi sa préoccupation de devoir affronter les cuirassés hybrides qui portaient huit pièces de 14 pouces (356 mm). Mais ceux-ci ayant été signalés s'éloignant vers le nord, le TG 30.3 put se rapprocher du Chiyoda et ouvrit le feu vers 16 h 25. Le porte-avions quasiment évacué fut matraqué mais ne coula pas, et riposta même de ses canons anti-aériens braqués à l'horizontal. DuBose s'impatientait car il voulait rattraper les autres navires ennemis avant la nuit. Trois destroyers se rapprochèrent donc pour le torpiller mais totalement pris par les flammes à 16 h 40, le Chiyoda se retourna pour couler quelques minutes plus tard.
Sources : fr.wikipedia.org
Aucun rescapé ne sera récupéré, car DuBose ne souhaitait pas perdre de temps, et savait pertinemment que les naufragés refuseraient probablement d'être recueillis comme ce fut le cas auparavant. À 17 h 10 décolla une sixième et dernière vague aérienne composée de 36 avions du TG-38.4. Ils attaquèrent au crépuscule mais faute de visibilité, échouèrent totalement à toucher quoique ce soit et revinrent apponter de nuit dans des conditions difficiles, certains se crachant sur le pont, d'autres en mer. Les Japonais eux-mêmes constatèrent le manque d'efficacité des aviateurs américains à toucher au but à partir de la troisième vague. 527 sorties aériennes avaient été réalisées, pour un résultat de quatre porte-avions et un destroyer coulé, ce qui compte tenu de la faible opposition aérienne, témoigne du manque d'efficience en dépit des moyens déployés. Désormais hors d'attente de l'aviation, la flotte nippone finit par se rassembler à 18 h 30, bien que traînaient derrière les destroyers Kuwa, Wakatsuki et Hatsuzuki surchargés de marins rescapés d'autres navires coulés. Seul le croiseur léger Tama avarié obtint l'autorisation de rallier le port de Kure en solitaire. Dix minutes plus tard, les croiseurs américains finirent par rattraper les trois destroyers de queue pour ouvrir le feu à 18 h 53. Le Hatsuzuki se sacrifia alors pour riposter de ses maigres pièces de 127 mm, puis manœuvra pour lancer ses redoutables torpilles tout en émettant un flot continue de fumée artificielle.
Sources : fr.wikipedia.org
Ce faisant, le Hatsuzuki permit à ses congénères de rallier le gros de la flotte d'Ozawa, mais ses adversaires évitèrent les attaques et firent en sorte de placer le destroyer nippon sous un feu croisé. À 19 h 30, les obus des croiseurs légers Mobile et Santa Fe déchirèrent la nuit et deux d'entre eux touchèrent le navire nippon ainsi qu'une torpille qui déclencha un incendie. Malgré tout, le Hatsuzuki tirait toujours, obligeant les Américains à se dérober une seconde fois avant de reprendre l'encerclement. Frappé à de nombreuses reprises et conscient qu'il n'en avait plus pour très longtemps, le commandant du Hatsuzuki demanda assistance à Ozawa à 19 h 15 en espérant fixer les Américains le plus longtemps possible jusqu'à l'arrivée des renforts. Ce dernier ne reçut le message qu'à 20 h 40 et fit aussitôt demi-tour, mais moins de vingt minutes plus tard, le destroyer subit une explosion suivie d'une énorme déflagration et le navire s'engloutit presque aussitôt.
Sources : fr.wikipedia.org
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